Les dossiers : Salaires du BTP

Tous les dossiers : Salaires du BTP

Précédent

Article n°3 sur 5

Suivant

Envoyer à un ami Imprimer Pointer vers cette page
Formulaire envoi d'un article a un ami

Les champs marqués d’une * sont obligatoires

Copiez le contenu du champ ci-dessous pour accéder directement à cet article depuis votre navigateur.

Fermer

Epargne salariale : la retraite au cœur des enjeux à venir

295salaireimg-88693 

Les dispositifs d’épargne salariale progressent dans le BTP. La préparation de la retraite devrait être un des grands enjeux des années à venir

Chaque année, l’épargne salariale gagne du terrain. Près de six entreprises sur dix sondées par Ipsos déclarent avoir mis en place au moins un dispositif. Principalement dans les grands groupes, les mieux dotés. En tête des pratiques, on trouve la participation, le plan d’épargne entreprise et l’intéressement. Fait marquant cette année, les sommes  versées au titre de la participation sont largement débloquées par les salariés, une possibilité offerte depuis la loi de décembre 2008 en faveur des revenus du travail. «La masse de participation versée aux salariés reste stable mais 40 % des sommes ont été directement récupérés par  les salariés», confirme Jean-François Dornier, directeur général de Gestion BTP. Sans doute une conséquence de la crise financière qui a incité les salariés à placer leur argent sur des produits d’épargne sans risque. Côté intéressement, les sommes placées sur les plans d’épargne sont aussi en recul. Signe d’un fléchissement de la rentabilité des entreprises qui distribuent moins et d’une grande prudence des épargnants qui préfèrent retirer leur argent. «90 % des sommes versées au titre de l’intéressement sont directement perçues par les salariés et 45 % pour la participation», illustre François de Dreuzy, directeur des rémunérations et avantages sociaux de Spie.

L’actionnariat salarié progresse également. «Malgré la crise, nous avons maintenu notre volonté d’instaurer un actionnariat salarié afin de fidéliser nos collaborateurs», indique Sébastien Botin, vice-président pour les ressources humaines de SNC Lavalin. Ouvert début 2009 à tous les salariés du groupe en Europe,ce dispositif est abondé dans les deux ans qui suivent la souscription. Plus de 10 % des collaborateurs France sont entrés dans le dispositif. «Ils peuvent verser, mensuellement, entre 1 % et 10 % de leur salaire, détaille-t-il. En moyenne, ils investissent 4 % à 5 % de leur rémunération.» Loin derrière, le plan d’épargne retraite collectif (Perco) devrait faire parler de lui dans les années à venir (voir interview). Aujourd’hui, 6 % des entreprises interrogées par Ipsos déclarent avoir mis en place un tel dispositif. A l’instar de Consuel, association oeuvrant dans le domaine de la sécurité électrique, qui s’est dotée d’un Perco début 2009. «Le Perco s’inscrit dans notre stratégie d’épargne salariale, indique Laurent Cheronnet, secrétaire général. Nous avons fait beaucoup d’information auprès de nos salariés sur le fonctionnement des régimes de retraite et sur ce dispositif.» Sur 300 salariés, 200 ont souscrit. Majoritairement, ils versent 150 euros par mois pour pouvoir bénéficier de l’abondement maximal de 300 %, plafonné à 450 euros. L’entreprise De Mathieu & Bard propose, pour les cadres, une sur-complémentaire retraite prise aux deux tiers en charge par l’employeur. Quel que soit le système retenu, les retraites par capitalisation ont de beaux jours devant elles.

Enquête réalisée par Emmanuelle N’haux

Les 10 dernières offres

Plus de 1000 offres en ligne

Accès candidat

  • Créez vos alertes email

  • Accédez à votre compte

  • Déposez en ligne votre cv

Ils recrutent

Les outils pour gérer votre carrière