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Les marchés de l’énergie renouvelable

lme_1renovelable_-94730L’énergie n’est plus bon marché. Et pour longtemps.

Avec une facture énergétique qui devait se stabiliser en 2007 autour de 40 milliards d’euros, la “chasse au gaspi” lancée après le second choc pétrolier redevient cause nationale. Tout comme l’est devenue la lutte contre les gaz à effet de serre (GES). En effet, la France veut s’inscrire dans le “facteur 4″, à savoir la division par quatre de ses émissions de GES d’ici à 2050. Pour y parvenir, les experts du Grenelle de l’environnement préconisent de lancer un ambitieux programme en faveur des énergies renouvelables. Objectif : augmenter de 20 millions de tonnes équivalent pétrole la production d’énergie à partir de sources renouvelables en 2020 et dépasser une proportion de 20 % d’énergies renouvelables dans la consommation finale. Tout le spectre des sources est exploré : de l’éolien à l’hydraulique en passant par la biomasse, le photovoltaïque, le solaire thermique, la géothermie…

L’éolien aiguise les appétits

Les marges de progrès sont importantes. Ne serait-ce qu’en hydroélectricité, les spécialistes estiment que la production de 10 TWh supplémentaires par an serait envisageable sans altérer le bon état écologique des cours d’eau. La production annuelle moyenne française passerait de 70 à 80 TWh. Mais c’est certainement l’énergie éolienne qui suscite le plus d’espoirs et qui aiguise les appétits. Les géants du secteur ont d’ailleurs investi significativement dans le vent : Veolia Environnement a acquis 50 % du capital d’Eolfi, leader mondial des fonds d’investissement dédiés à l’éolien ; Suez, via sa filiale Electrabel, 50,1 % de La Compagnie du vent, premier développeur d’énergie éolienne en France ; ou Areva qui a pris 21,1 % du fabricant allemand d’éoliennes REpower, spécialisé dans la technologie des turbines à forte puissance.

La place du nucléaire

De leur côté, Poweo, Endesa ou Alstom évoquent le retour possible d’un “charbon propre”. Ceci grâce à des centrales thermiques au rendement amélioré et à la possibilité d’un captage à la source du CO2 et de son stockage géologique. Une technologie qui est encore loin de recueillir tous les suffrages, tout comme l’énergie nucléaire. Impossible pour les experts du Grenelle de trouver une position commune sur la place de cette source. Seul constat partagé par tous : la maîtrise de la demande énergétique et l’essor des énergies renouvelables entraîneront mécaniquement une baisse de la part du nucléaire dans le bouquet énergétique français.

 

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